La dépression est encore de nos jours un sujet tabou. En fait, on se cache la tête dans le sable! Si vous avez à annoncer votre dépression ou tout simplement à essayer d’en parler, les gens vous répondront que vous êtes seulement fatiguée, de prendre l’air, de faire de l’exercice et de vous couler un bon bain chaud (c’est fou ce qu’on règle avec un bain chaud)­. Alors, imaginez quand on arrive pour parler d’une dépression post-partum!

  • « C’est normal, tu es fatiguée, tu viens d’accoucher! »

  • « Voyons, ton bébé pleure jamais ».

  • « C’est normal de pleurer après avoir accouché ».

  • « Tu ne dors plus? Bien là, tu t’attendais à quoi? ».

 

 

#lesgens

 

 

 

Je crois que l’humain est ainsi fait. Il doit y avoir un minime pourcentage de gens qui écoutent avec leurs deux oreilles et leur coeur au lieu de conseiller sans vraiment porter attention au non-verbal. La question « comment ça va? » est seulement une phrase mécanique qu’on balance sans rien espérer en retour. Toutes les mères vous diront qu’elles vont bien par orgueil ou par épuisement. C’est difficile d’admettre qu’on n’y arrive plus, surtout quand c’est une question physique et mental dont nous n’avons AUCUN CONTRÔLE.

 

 

 

L’épuisement

 

 

 

Je peux vous en parler, car je l’ai vécu. Avec le recul, c’est un miracle que je ne suis pas tombée dans la dépression. Merci à mon conjoint et à mes quelques amies RARES. Avec Édith, je n’ai cessé de dire que c’était DIFFICILE, qu’elle PLEURAIT SANS CESSE, que je ne DORMAIS plus et surtout que je ne SORTAIS plus. Je le criais haut et fort et pourtant, les gens continuaient à me dire qu’elle était un bébé calme ou que c’était seulement de petites coliques. C’est mon quatrième, c’est certain que je n’avais pas besoin d’aide! SÉRIEUX? Pourquoi les gens sont si disponibles à vous « GAROCHER » des cadeaux et des faux espoirs à votre accouchement et après, POUF! Ils disparaissent. J’ai été ENFERMÉ dans ma maison à partir du 28 avril 2017 et ce, durant tout l’été. J’ai complètement disparu de la « map ». Qui s’en en fait pour moi? Personne. J’ai arrêté de me PLAINDRE, parce qu’on sait tous que c’est ce qu’on fait, on se plaint! Lisez ici du sarcasme, mais bon je me suis donnée une tape dans le dos et je suis allée chercher de l’aide par moi-même ou je croyais réellement en trouver, car c’était évident que personne allait le faire pour moi.

 

Mon histoire est belle, elle se termine bien, mais combien d’histoire comme la mienne se termine mal? Beaucoup trop. Mon texte semble mettre « la faute » sur la société ou notre entourage, mais ce n’est vraiment pas le but ici. J’aimerais seulement que chacun d’entre nous fasse un pas vers l’avant et apprenne à ÉCOUTER ET À S’ÉCOUTER. Posez-vous des questions quand une maman vous dit que ça ne va pas bien ou que son bébé ne fait que pleurer. Ce sont parfois à travers des petites phrases anodines qu’elles vous cachent un message de détresse. Nous aussi en tant que maman! Nous sommes les mieux placées pour comprendre ce que les autres vivent, alors pourquoi se fermer les yeux et négliger les signes alarmants? On se dit qu’on est passée par là et qu’on s’en est sortie, mais chaque individu vit ses émotions différemment et parfois ON NE SAIT PAS ce que les autres vivent.

 

 

Quelques données

 

 

Le « baby-blues » touche 80% des nouvelles mamans, c’est énorme!!! Si la dépression continue après deux-trois semaines, on parle alors d’une dépression post-partum. Celle-ci touche 1 femme sur 5 et elle peut même survenir 1 an après l’accouchement. Voici les signes à observer pour vous les papas, l’entourage et aussi les mamans 🙂

 

  • Pleures et sentiment de tristesse continuels.

  • Trouble du sommeil (toujours dormir/insomnie).

  • Sauts d’humeurs.

  • Dévalorisation, culpabilité, irritabilité, agressivité.

  • Aucun lien d’attachement avec son bébé.

  • Anxiété, désintérêt.

  • Perte d’appétit, perte de poids.

  • Incapable de s’occuper de bébé ou d’elle-même.

 

 

N’oublions pas que papa aussi peut faire une dépression!

Appelez : INFO-SANTÉ: 811, LIGNE PARENTS J’ÉCOUTE: 1-800-361-5085, ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE LA PRÉVENTION DU SUICIDE: 1-866-APPELLE

 

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